Collectif de riverains et de Clamartois pour la préservation du quartier Hunebelle - rue Hévin - rue de Meudon. stophunebelle@gmail.com
mardi 6 septembre 2016
Réponses...
Face à la contestation croissante contre ce projet aussi inutile que dispendieux, la Mairie tente de justifier ses décisions et de « vendre » ce projet à travers une campagne d’affichage inique où se mêlent fausses assertions et non-dits en évitant soigneusement d’évoquer les vrais problèmes.
Ce n’est pas par ce style de communication digne des mauvaises publicités mensongères que la Mairie s’affranchira de son opacité et de l’absence de dialogue avec les Clamartois.
Sur la vétusté de la piste : Personne ne conteste la nécessité de rénover la piste de 400 m. vieille de plus de 30 ans. Mais ceci ne saurait justifier d’une part sa suppression et d’autre part la construction de tout un complexe démesuré dont le coût sera au moins 50 fois celui de la réfection de la piste et des sautoirs (coût du projet estimé à 50 M€ par la Mairie à comparer à environ 1 M€ que coûterait une simple rénovation du stade actuel).
Dans la lettre de mission du programmiste (p11), la Mairie elle-même utilise la formule sibylline « Libérer une parcelle pour un projet immobilier ». Cette formulation ambiguë ne peut qu’interroger légitimement les Clamartois.
Pour sa part, le collectif a demandé des explications à la Mairie en réunion de comité de pilotage du quartier Centre, sur ce que recouvrait cette large notion de construction d’immeuble, mais sans évoquer la question de logements. La Mairie ne nous a pas répondu avec précision…
Quant au PLU, présenté comme un garde-fou, l’argument ne manque pas de sel dans la mesure où la Mairie a fait modifier le PLU justement pour l’adapter à son projet (dans le nouveau PLU, le stade Hunebelle n’est plus en zone UL, mais en zone ULh ce qui lui permet d’implanter des commerces) !
Sur la forêt : Présentée ainsi, cette question est un faux problème et n’a d’ailleurs jamais été évoquée par le collectif : la forêt n’appartient pas à Clamart. La Mairie ne peut donc pas y toucher !
Par contre, plus inquiétantes sont les questions environnementales touchant le lien et la vue « ville-forêt », avec en particulier la perturbation sur l’écoulement des eaux souterraines engendrée par le décaissement de près de 70 000 m3 et la construction en pied de forêt d’un « barrage souterrain de 160 m de long sur 20 m de profondeur ». Quand on connaît les difficultés liées aux eaux souterraines déjà existantes dans les sous-sols des immeubles avoisinants, on ne peut qu’être inquiet sur cette question, sans parler des autres impacts écologiques induits notamment par la densification des activités et de la circulation sur ce quartier déjà surchargé…
Salle des fêtes : Là encore, cette question n’est pas un sujet et n’a d’ailleurs jamais été évoquée par notre collectif.
Par contre, quid des gymnases et salle de sport existants construits depuis peu derrière les tribunes ? Comment leurs activités s’articuleront avec celles du complexe indoor ?
Sur la pelouse préservée : Là encore, le collectif n’a jamais douté de sa conservation. Mais qu’elle reste en libre accès, cela est donc un engagement ? Tant mieux !
Par contre, la question de la disparition de la piste de 400 m. et les difficultés induites sur le périmètre des activités d’athlétisme actuelles n’est en rien évoquée : L’athlétisme indoor ne remplace pas l’athlétisme extérieur. C’est une autre pratique et d’autres disciplines.
Pour tous les Clamartois qui voudront ou pourront payer leurs loisirs… !
Le mot miracle est lâché : « génération de recettes de fonctionnement ».
Mais faire des recettes de fonctionnement n’est pas un but en soi ! On oublie que celles-ci deviennent surtout nécessaires en raison du coût prohibitif et de l’amortissement associé généré par la démesure du projet qu’il faudra effectivement financer ; et ce au détriment du budget de la Mairie qui sera alourdi et rigidifié sur des décennies par la contractualisation de PPP (PPP = Partenariat Public Privé) dont les retours d’expérience sont, c’est le moins que l’on puisse dire, peu attractifs et pénalisant sur le long terme pour les collectivités et les citoyens (voir dossier PPP du magazine Que choisir de juin 2016).
Quant à la réalité des besoins qui justifierait l’ampleur de ce projet, aucune véritable information !
Par exemple, la question du parking n’est pas évoquée sur le fond. Entre les parkings déjà existants, Conservatoire, Mairie, Trosy et Desprez, le quartier Centre dispose de 750 places. Or le retour d’expérience montre que ce potentiel est actuellement sous exploité (diagnostic du PLU). Donc, dans le périmètre actuel des activités du quartier déjà très denses, la question de la nécessité d’un grand parking souterrain supplémentaire de 400 places se pose compte tenu de l’ampleur des travaux qu’il génère. D’autant plus que lors des grandes manifestations qui justifieraient peut-être un supplément de parking, la circulation est interdite dans le quartier pour des raisons de sécurité. Nous sommes donc, là encore, dans un processus d’ « autogénération » de besoins alimenté par la démesure du projet elle-même.
Ajoutons que la question du stationnement dans le cadre d’une hypothèse d’accroissement d’activités devrait se poser à la lumière des fortes contraintes de circulation existantes dans la zone. En ce sens il aurait été grandement préférable de privilégier une zone de stationnement supplémentaire à l’extérieure de la zone d’activité en y incluant la future contrainte du terminal T10 prévu place du Garde. Où sont la vision d’ensemble et la cohérence des aménagements et travaux prévu dans le quartier ? Il est vrai qu’il ne reste plus beaucoup de terrain, compte tenu de l’ampleur du projet immobilier (celui-ci avec logements) prévu sur et autour des terrains de l’ancienne piscine… !
Ces affirmations partiales sous forme de citations dont on ne sait d’où elles sont tirées, sont dignes de publicités de mauvaise qualité qui font injures à l’intelligence des Clamartois.
De nos discussions avec les différents clubs sportifs, il ressort des positions beaucoup plus nuancées : le rugby va devoir déménager 4 ans à La Plaine sans pouvoir accueillir de spectateurs. Les clubs d’athlétisme déplorent la destruction de la piste extérieure en raison des activités associées qui ne pourront être effectuées dans le cadre du stade indoor.
Quant à La mutualisation du club house et la construction d’une salle de boxe, ainsi que la rénovation du terrain de rugby, besoins effectivement raisonnables, ils ne justifient certainement pas la démesure du projet. Tout cela peut très bien s’effectuer dans le cadre d’une simple rénovation du site actuel.
De plus, l’insuffisance des installations d’athlétisme en Ile de France, si cela est vrai, est-ce le problème de Clamart ? celles de Clamart ont surtout besoin d’être simplement rénovées.
En ces temps de rigueur, ajustons le projet au juste besoin de Clamart !
jeudi 23 juin 2016
l'eau en sous sol : Urgence!
Juste un exemple de ce qu'il se passe actuellement dans les maisons environnant le stade : l'eau remonte. Elle est rue Duffaut à 3 mètres en sous sol. Soit dans les fondations.Si l'écoulement et l'infiltration venaient à être perturbés, que se passerait-il? Urgence d'une étude hydrologique!




l'engagement citoyen et la décision politique
Dans le cadre de la vie de la cité chacun et chacune d'entre nous est concerné par les choix et les décisions prises par les élus (politique) en notre nom, et cela à plusieurs niveaux : pour l’aspect financier (financement public, fiscalité), du point de vue environnemental (quelle ville pour quel impact environnemental), économiquement (quels types de développement et quelles activités?), socialement (quels acteurs pour quels projets, quels publics ?)...
L’éloignement progressif des citoyens des bureaux de vote à l’occasion des scrutins qui leur sont soumis est une préoccupation sérieuse : une de ses conséquences majeures est de quelque peu fausser la représentativité de ceux et celles qui n’ont pas souhaité s’exprimer. (Le désengagement politique que subissent les formes traditionnelles de participation (en gros les élections) est donc une préoccupation sérieuse). Mais il peut être compensé par d'autres engagements, parfois moins voyants et plus complexes.
Les collectifs tels que le nôtre sont à cet égard porteurs de messages "politiques" : ils ne représentent pas simplement les habitants d'un quartier qu'ils voudraient éternel ou intouchable ; ils participent avec d'autres à une réflexion positive sur la cité. Ils ne sont pas uniquement un "rempart contre", mais aussi "une action vers" un projet urbain. Ils correspondent de plus en plus à une nouvelle forme de démocratie participative qui vient, c’est certain, bousculer les fonctionnements représentatifs institutionnels mais que les que l’on ne peut plus ignorer.
Le fait que les défenseurs du projet Hunebelle aient recours à la signature de célébrités du monde sportif comme preuve de soutien montre bien le décalage entre ce projet et la réalité du terrain. Nous doutons d’ailleurs que Marie-José Pérec, par exemple, s’y intéresse personnellement et véritablement. Mais si c’était le cas, nous serions heureux de l’accueillir et de lui expliquer le caractère anti social et anti écologique du projet, qu'elle défend par le biais du comité de soutien lancé par la Fédération Française des Clubs Omnisports.
mercredi 8 juin 2016
Stades trop chers.
Depuis quelques semaines, Euro 2016 oblige, les infos sur le coût réel des stades financés à coups de PPP abondent. Lire Le Canard Enchaîné de cette semaine, par exemple ou celui du 25 mai dernier ...
Pour ceux qui veulent un exemple de stade d'athlétisme refait pour un prix raisonnable le stade de la ville d'Arras est un bon cas d'étude.cf ici.
Si nous nous opposons à ce projet c'est aussi parce qu'il est trop cher.
L'idée n'est évidemment pas de s'opposer à la réfection de la piste, voire des tribunes... mais d'éviter que le trou Hunebelle ne devienne le gouffre des finances communales, le barrage Nasser de Clamart, le MMA ARENA des Hauts de seine (allusion au stade de la ville du Mans qui a coûté 80 millions d'argent public et ne sert à rien...) ou pire le Matmut Arena de l'Ile de France (Matmut Arena de Bordeaux : coût estimé 183 millions, coût réel 360 millions...)
Projet Hunebelle : des précisions.
Mercredi 1er juin s’est tenu la réunion du comité de pilotage du quartier centre.
M. Eliot a présenté le projet Hunebelle. Partant d’un constat de l’utilisation du site il a été rappelé que le stade avait une vocation de « jardin public des familles » (je cite) en plus de son usage sportif. Cette vocation n’est pas remise en question par le projet, promet m. Eliot.
La piste est dégradée. Elle date de 1983 : c’est bien normal qu’elle le soit. Des jeunes fréquentent les tribunes et détériorent à l’occasion le matériel.
Le stade accueillant de nombreuses manifestations (Fête des Petits Pois, Forum des Associations, Concert) les dégradations sont amplifiées.
Le projet vise à accueillir des manifestations sportives de plus grande ampleur, plus fréquentes aux normes compétitions.
La municipalité veut faire de Hunebelle le seul stade d’athlétisme Indoor d’Ile de France (avec celui de l’INSEP).
Il est prévu 4 niveaux souterrains : 2 pour les parkings (400 places au total), 1 pour le pôle loisir (bowling, billards, jeux vidéos, brasserie), 1 pour le pôle sportif (gymnase, salle de boxe et stade). La pratique de la boxe concerne environ 100 personnes à Clamart.
Au total c’est un creusement d’une vingtaine de mètres qui est nécessaire, pour créer une dalle de + de 12000 m2 sur laquelle le nouveau stade (au même niveau que l’actuel) sera construit avec une nouvelle tribune dotée de loges et d’un restaurant. Le stade se veut mieux équipé pour accueillir davantage de rencontres.
Le stade sera entouré d’un parcours sportif où les joggers pourront courir et les familles se promener.
Comme le prévoit le PLU la bande d’inconstructibilité de 50 mètres sera respectée.
Un coût estimé « à la louche » de 50 millions d’euros pour des travaux débutant en 2019 au mieux.
Voilà ce qui nous a été dit.
Plusieurs remarques s’imposent :
Le décalage entre les besoins sportifs d’une ville comme Clamart et ce projet. On est bien dans une logique d’escalade visant à favoriser la compétition et l’élite et non le loisir sportif ou l’accueil des sportifs de la ville. Il s’agit bel et bien de vouloir faire de Clamart une capitale de sport dans la banlieue. Les besoins de l’athlétisme communal justifient-ils un tel investissement ? Non bien sûr. C’est cette logique d’escalade que nous contestons. On retrouve cette logique dans le volet « rugby » du propos. Si le stade ne sert que trop peu, ce n’est pas dû à une mauvaise qualité des tribunes, mais bel et bien du fait du niveau sportif du club de Clamart et à la structure de la compétition de Fédérale 2 !
D’où vient l’estimation d’un besoin de 400 places de parking ? (une fois et demi le parking de la mairie !)
Nous estimons que :
La piste est à rénover et cela aurait déjà dû être fait.. Une piste en tartan de 33 ans c'est évidemment trop vieux (durée de vie normale selon qualités : 10 à 25 ans). La dégradation de la piste n'est donc qu'un aspect de détail finalement : le coût d'un tel équipement est de moins de 800000 euros. (cf exemple d'Arras voir ICI, de Pouzauges en Vendée ICI, de Rochefort en Charente ICI...)
Le projet est financièrement dangereux comme l’attestent les financements des stades de foot dont les coûts augmentent de manière exponentielle.
Le projet est écologiquement destructeur et le barrage de béton prévu en sous-sol va s’accompagner de problèmes hydrologiques incontournables.
Si le seul problème de la piste est d’éviter qu’elle ne soit foulée par des éléments destructeurs, il y a des moyens de faire autrement. Quant à la sécurité, à l’heure des caméras et de la police municipale, l’argument ne tient pas. Au contraire, l’afflux d’une population par le pôle loisirs ne manquera pas de faire augmenter une fréquentation incontrôlable.
Les problèmes de circulation vont s’amplifier.
Nous renvoyons à la rénovation du stade d’Arras (aire urbaine de 130 000 habitants (plus de deux fois Clamart, 3éme ville du département du Pas de Calais)) : rénovation entreprise l’an passé et qui pour moins d’un million d’euros refait l’ensemble des équipements d’athlétisme…
samedi 4 juin 2016
KM 1 concertation zéro...
Présence cet après midi à l'occasion de KM1, lancement des travaux du super métro. Cela nous a permis de rappeler notre exigence de concertation, en association avec les collectifs gare, 3F, Ex-piscine.
Les risques à Clamart
Ça s'écroule... Le long de la voie ferrée, sentier de la borne sud. C'est sur Meudon mais c'est le hasard. Ça pourrait être à Clamart. Affaissement de terrain lié à l'eau. Voies menacées. La nature se rappelle à nous. Comme, lorsqu'en juin 1961, 6 rues qui disparurent laissaient sur le terrain 16 morts... La fragilité du sous-sol local n'est pas une peur obscurantiste ou une vue de l'esprit. C'est une réalité. Lorsque l'on esquisse un projet de creusement de 20 mètres sous le stade Hunebelle,pour 4 niveaux souterrains, s'inquiéter n'est pas idiot... C'est juste se souvenir de qui nous sommes, et rappeler que si Clamart s'est implantée dans le quartier, c'est pour ses sources. Depuis, des carrières ont été creusées, développement urbain oblige... L'eau et les carrières ne font pas vraiment bon ménage. A chaque enquête publique (2009/2013) les commissaires rappellent via des recommandations, qu'une étude hydrogéologique de Clamart est nécessaire. Coûteux certes, mais indispensable. Il faut arrêter de traiter les problèmes les uns après les autres mais avoir une vue d'ensemble. En illustration, une remontée des eaux dans une cour d'immeuble rue de Meudon. Sait-il seulement, le maire, qu'au bas du stade l'eau n'est qu'à 3 mètres sous la terre? On nous demande de faire confiance aux "spécialistes qui savent ce qu'ils font". Mais chacun sait que les rus souterrains sont présents à Clamart. Nous demandons la réalisation d'une telle enquête, exhaustive, et qui aboutisse à des contraintes réelles en terme d'aménagement.
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