vendredi 25 juin 2021

Enquête hydrologique

 Le rapport conclusif du BRGM sur la situation hydrologique est enfin paru et disponible sur le site de la ville (lire ici). Il est intéressant de le consulter et de lire ses principales remarques. Il permet aussi de dresser une cartographie de la situation communale ce qui est très important et permet d'appréhender les risques notamment lors des chantiers de construction.

Tout d'abord il rappelle ce que chacun sait depuis longtemps mas qui est enfin affirmé : « L’enquête a mis en lumière l’omniprésence des phénomènes de remontée de nappe (et d’humidité dans les sous-sols) sur la quasi-totalité du territoire. »

Ces remontées de nappes proviennent de la géologie de Clamart et de la faible profondeur des nappes phréatiques. En gros sur le plateau l'eau ne s'infiltre pas du fait d'un sous sol imperméable : elle va donc s'écouler. Le bois est le territoire le plus propice à l'infiltration des eaux. Enfin dans le bas l'urbanisation est telle que l'eau s'infiltre avec de nombreux obstacles : « Considérant que Clamart est une commune urbanisée, avec des sous-sols souvent inférieurs à 3 m sous le niveau du sol, et que les niveaux des nappes sont fréquemment autour de 3 m sous la surface du sol, il est évident qu’une partie des écoulements est perturbée par la présence des aménagements souterrains ...»

Le rapport n'oublie pas de dire à quel point certains quartiers sont dans des situations difficiles avec des immeubles inondés en permanence...

La cartographie des sensibilités aux remontées de nappes est la suivante :

« Neuf zones réparties en trois classes ont été définies. Six des neuf zones sont en classe A, en raison de la présence d’eau à faible profondeur. Deux sont en classe B, c’est-à-dire qu’elles pourront être sujettes à des remontées de nappe en très hautes eaux. Et une seule zone est en classe C, où la nappe est profonde. »

Il est important de savoir dans quelle zone on se situe pour pouvoir évaluer les risques que des travaux peuvent occasionner. En effet les recommandations sont claires :

Tout d'abord poursuivre le travail d'étude avec des suivis en continu. Mise en place d 'un plan d'intervention spécifique. Et surtout favoriser l'infiltration et le drainage et non les constructions étanches qui déséquilibrent les écoulements et les nappes. C'est à dire éviter les parkings souterrains notamment : l'exact inverse de la politique actuelle. Lorsque l'on voit le chantier du 9 rue du Trosy se faire sur l'emplacement même du rû de Clamart on comprend décidément que la bétonisation actuelle ne tient aucunement compte de cette situation. 

Le projet Hunebelle, même redimensionné, est au cœur de cette problématique, le stade étant précisément situé dans cette zone où l'eau est à trois mètres...

Les récentes pluies orageuses montrent l'importance de cette problématique dans la ville et persister dans l'artificialisation des sous-sols est une aberration. 



Dépassement et surcoût.

 Depuis l'origine nous dénonçons les risques de dépassement et de surcoût du projet. Le projet Hunebelle est économiquement problématique. Estimé à 20, puis 40, puis 50 millions d'euros, voilà maintenant l'enveloppe allouée en commission municipale s'élever à 96 millions! Ce n'est pas étonnant pour qui suit un peu les chantiers de ce genre et je renvoie au projet Le Gallo à Boulogne. C'est tout de même ici une dérive incroyable qui rappelle le doublement du coût du marché du Trosy qui pourtant n'a pas réalisé tout ce qui était prévu (la façade végétalisée par exemple). On peut se demander si les chiffres initiaux sont volontairement sous évalués pour faire passer la pilule (mais il y a quand même alors un manquement déontologique notamment pour l'enquêteur public...) ou si les chiffreurs sont incompétents. La troisième question c'est : où va l'agent? 

On sait d'où il vient, par contre : de nos impôts. Que ce soit le financement municipal ou les subventions, c'est de l'argent public, c'est le notre. Le centre culturel du Plessis Robinson a été marqué par un dépassement considérable également. C'est  une manie, de l'incompétence, du gaspillage.

mardi 8 mai 2018

C'est toujours non!

La réunion publique du 6 avril dernier ne fait que confirmer nos craintes. Certes, il y a une tentative de maquillage vert pour insérer le projet dans le site. Mais l'essentiel de ce que nous dénonçons reste d'actualité : - Un projet qui transforme complètement le lieu et son usage. Commerce, restaurants, bowling, ce n'est plus le territoire sportif et récréatif familial que nous aimons! - Souterrains, les équipements font un obstacle à l'écoulement des eaux. L'étude promise qui va être effectuée par le BRGM doit donner des interdits! Les habitants du quartier n'ont pas besoin d'enquête pour connaître les problèmes d'écoulement de surface et souterrains. L'eau remonte déjà chez eux! - L'artificialisation intense des sols fait obstacle à l'infiltration : c'est contraire aux préconisations faites dans ce genre de situations : "L'imperméabilisation du sol (bâtiments, voiries, parkings, etc.) limite l'infiltration des pluies et accentue le ruissellement, ce qui occasionne souvent la saturation et le refoulement du réseau d'assainissement des eaux pluviales. Il en résulte des écoulements plus ou moins -importants et souvent rapides dans les rues." (http://www.georisques.gouv.fr). - Un projet démesuré par rapport aux besoins : en voulant créer un lieu à rayonnement régional (un stade indoor...) la mairie parie sur une attractivité qui va à l'encontre des intérêts des Clamartois attachés au caractère villageois de leur centre ville. - Un projet qui affaiblit l'athlétisme local ! Ce n'est pas le moindre des paradoxes mais l'athlétisme local s'en trouve affaiblie : plus d'installations extérieures à Clamart. Va-t-on contraindre les enfants des écoles de Clamart à pratiquer l'athlétisme en intérieur? Les Clamartois contraints de se délocaliser à Fontenay sur un stade où une étude de contamination radioactive doit être effectuée (recommandation de l'autorité de sûreté nucléaire). Les coureurs du CCR92 ont fait part de leur colère. Lire ici pour en savoir plus : http://www.eelv-clamart.fr/…/766-zac-du-panorama-a-clamart- Pour nous face à ce projet c'est toujours : "non!"

dimanche 28 janvier 2018

Debouts!

Le choix de l'architecte est imminent. Les citoyens n'ayant pas eu le droit d'être consultés sur l'intérêt du projet, sa forme et son contenu, il est temps de rappeler quelques éléments : Un projet d'un coût astronomique pour une commune comme le notre : au bas-mot selon les mots mêmes du maire 40 à 45 millions... Un projet qui met en péril les écoulements souterrains et aura un impact écologique majeur. Un projet qui déloge durablement des associations sportives, telles que le rugby avec parfois zéro solution de repli (pour le Volley élite féminin notamment) et met en danger la pratique d'autres disciplines : quid de la pétanque? Quid de l'athlétisme à Clamart? Un projet déconnecté des besoins réels à tous les niveaux. Le parking de 400 places restera vide au quotidien et ne sera rempli que lors des manifestations sportives... Vous savez les 10 matches de rugby annuels de fédérale 3, qui réunissent 60 personnes à tout casser. Un projet qui fait de l'athlétisme souterrain une discipline nouvelle! Les citoyens doivent se lever pour montrer leur opposition à ce type de dépenses disproportionnées. Pour nous, nous continuons à demander une réfection du stade à des coûts raisonnés et maîtrisés : réfection de la piste d'athlétisme dégradée car vieille de 35 ans. Réfection des tribunes sur la base de la structure existante. Abandon d'un projet destructeur du sous-sol.

dimanche 22 octobre 2017

30 mois

3 cabinets d'archi sélectionnés dans la plus grande opacité. Débuts des travaux prévus dans 30 mois. On a 2ans et demi pour s'opposer à cette aberration.

dimanche 8 octobre 2017

Du nouveau Monsieur le Maire?

Dans le bulletin municipal de ce mois on annonce que le concours pour le projet du stade a réuni des dizaines de candidatures internationales... Cela est-il un gage de qualité? En soi non.... Que le jury a retenu les 3 meilleures. C'est qui le jury? L'absolue opacité se poursuit dans ce dossier... Nous continuons à penser qu'il est aberrant de vouloir creuser 20 mètres sous le stade pour créer une piste intérieure souterraine, des parkings démesurés et un bowling. L'athlétisme indoor est une discipline d'hiver et les besoins des Clamartois sont d'avoir une vraie piste d'athlétisme toute l'année et non un outil coûteux de prestige. Certaines sources font aussi état du scepticisme de cabinets d'architectes devant les attendus du projet... Réponse le 28 octobre.

mardi 4 avril 2017

Démolition acte 1

Vous attendiez des informations, de la concertation, des amendements? Pourquoi faire? Le projet Hunebelle est lancé avec un appel d'offres correspondant en tous points à ce que nous dénonçons depuis maintenant plus d'un an, à savoir la transformation du stade Hunebelle, poumon vert en cœur de ville en une zone de loisirs privatisés et centre commercial. Le projet porte sur la création d'un parking démesuré, d'un stade d'athlétisme indoor, condamnant à terme la pratique de ce sport sur la commune, d'un gymnase enterré, d'un bowling de 12 pistes, de commerces dédiés au sport ou autres donnant sur l'extérieur, d'un restaurant panoramique avec vue sur Paris (et comment on la crée la vue sur Paris?)... Bref, la création d'un centre commercial dans le stade! Nous condamnons fermement ce projet et les simulacres de concertation que sont les réunions en Comité de pilotage de quar
tier....

samedi 22 octobre 2016

Dernier point

Ce point d'information est rédigé sur la base de nos observations et interventions lors du comité de pilotage du quartier centre du 12 octobre. Mme Clémence Bedu, embauchée récemment, se présente comme la nouvelle responsable du service « démocratie locale ». Elle se situe comme « correspondante naturelle » pour toutes ces questions. Concernant le projet Hunebelle, plusieurs questions sont posées relatives à l’avancement du projet, ses contradictions, la part de motivation politique qui le sous-tend et la marge de manœuvre subsistante. Sont évoquées en particulier les questions de : - préservation de l’environnement (notamment problèmes hydrologique) - surdensification du quartier, dont la saturation actuelle de la circulation sera encore aggravée avec l’augmentation des activités, du nombre de logements nouveaux prévus à proximité, la présence de parkings supplémentaires au sein même de la zone d’activité (si le besoin de nouveaux parkings existe, ce qui reste à démonter, est-il judicieux de les implanter à cet endroit ; ne faut-il pas choisir plutôt un endroit à l’extérieur de la zone de forte activité, plus proche de l’arrêt tramway prévu place du garde par exemple) - le coût énorme de ce projet (l’exemple de Meudon est cité avec 7,8 M€ pour la rénovation de son stade contre plus de 50 M€ pour ce projet). - la perte pénalisante de la piste de 400 m. et des activités « ouvertes » pour les sportifs et les familles. - le flou des enjeux commerciaux, De l’avis des intervenants, autant de points de nature à assombrir fortement la vision programmatique idyllique à moyen et long terme qui est proposée pour le quartier Centre. Un jeune participant s’exprime sur le fait que pour lui la densification du trafic automobile, ainsi que l’absence de jeux sportifs simples (pingpong, parcours de gym, ….) ouverts à tous ne correspond pas à sa vision de l’avenir pour ce site. Pour lui la vision proposée est obsolète car éloignée des vrais besoins de la jeunesse. M. Patrice Roncari (élu), déclare que la motivation politique du projet est forte. Il s’agit de valoriser ce site pour faire de Clamart une ville attractive, sur le plan sportif avec des équipements professionnels de qualité (jeux olympiques visés), mais pas que. Actuellement en l’état d’avancement du projet tout est possible, mais « ce qui est sûr, c’est que le futur site ne ressemblera en rien au site actuel ». Il précise que son financement sera « uniquement public ». Les éléments du programme futur tel qu’arrêté par la mairie et remis au programmiste constituent la base de réflexion actuelle :  Démolition et reconstruction de la tribune d’honneur,  Reconstruction du terrain d’honneur,  Construction parking sous-terrain sur deux niveaux (400 places)  Stade athlétisme enterré et gymnase indoor,  Bowling 10 pistes  Salle boxe  Club house  Espace donnant sur extérieur comprenant commerces en relation avec le sport ou autre, cafétéria et éventuellement services publics  Brasserie  Restaurant avec vue panoramique sur paris. Les gymnases actuels seront conservés. Une analyse du site, de son hydrologie et de l’environnement sera réalisée. Concernant les enjeux commerciaux, le programmiste n’est pas chargé d’étude de marché. Actuellement le projet est dans sa phase très amont : Le programmiste ARP ASTRANCE (présent à la réunion) a été choisi pour réaliser cette préétude : La première phase dans laquelle nous sommes actuellement consiste à rencontrer des élus et associations pour analyser et définir les besoins, effectuer les diagnostics des bâtiments existants, du mode de financement, et élaborer un préprogramme théorique sur la base d’au moins trois scénarii. Dans une deuxième phase seront établies une programmation technique et fonctionnelle détaillée, plusieurs propositions de phasage, le chiffrage des travaux, et une proposition pour le financement du fonctionnement et de l’entretien. Enfin la troisième phase concernera la rédaction des documents nécessaires au choix d’une maîtrise d’œuvre et l’assistance au choix de celle-ci. Ces opérations devront être terminées fin 2017 pour aboutir au choix d’une MOE en 2019. Ce calendrier vise un début des travaux en 2019.

vendredi 21 octobre 2016

Financement public.

Les élus présents au comité de pilotage du quartier centre ont répété au moins trois fois que le financement du projet Hunebelle serait 1000% public, écartant donc l'idée du PPP. Les Clamartois seront donc satisfaits de savoir que les 50 millions seront intégralement payés par leurs impôts et par des subventions (publiques donc par leurs impôts aussi...). Comme ils seront heureux d'apprendre que les 6 panneaux de désinformation installés sur les grilles du stade leur ont coûté 9000 euros...

dimanche 25 septembre 2016

à Meudon on refait le stade aussi...

... et cela va coûter moins de 8 millions. Tribunes, pelouse, club house, piste, aires de sauts, la municipalité de Meudon refait son complexe sportif. Concentrée sur la pratique réelle et non sur des ambitions virtuelles démesurées, cette rénovation tient compte des difficultés liées à l'écoulement souterrain sur la zone. En effet, le stade René Leduc se situe lui aussi en aval de la forêt. Les écoulements d'eau sont problématiques. On peut lire l'article du Parisien consacré à ce sujet ici. Aujourd'hui jour de rugby à Clamart. Nous avons compté entre 50 et 60 personnes dans la tribune... Le projet coûte donc à peu près 1 million du spectateur...

mardi 6 septembre 2016

Réponses...

Face à la contestation croissante contre ce projet aussi inutile que dispendieux, la Mairie tente de justifier ses décisions et de « vendre » ce projet à travers une campagne d’affichage inique où se mêlent fausses assertions et non-dits en évitant soigneusement d’évoquer les vrais problèmes. Ce n’est pas par ce style de communication digne des mauvaises publicités mensongères que la Mairie s’affranchira de son opacité et de l’absence de dialogue avec les Clamartois.
Sur la vétusté de la piste : Personne ne conteste la nécessité de rénover la piste de 400 m. vieille de plus de 30 ans. Mais ceci ne saurait justifier d’une part sa suppression et d’autre part la construction de tout un complexe démesuré dont le coût sera au moins 50 fois celui de la réfection de la piste et des sautoirs (coût du projet estimé à 50 M€ par la Mairie à comparer à environ 1 M€ que coûterait une simple rénovation du stade actuel).
Dans la lettre de mission du programmiste (p11), la Mairie elle-même utilise la formule sibylline « Libérer une parcelle pour un projet immobilier ». Cette formulation ambiguë ne peut qu’interroger légitimement les Clamartois. Pour sa part, le collectif a demandé des explications à la Mairie en réunion de comité de pilotage du quartier Centre, sur ce que recouvrait cette large notion de construction d’immeuble, mais sans évoquer la question de logements. La Mairie ne nous a pas répondu avec précision… Quant au PLU, présenté comme un garde-fou, l’argument ne manque pas de sel dans la mesure où la Mairie a fait modifier le PLU justement pour l’adapter à son projet (dans le nouveau PLU, le stade Hunebelle n’est plus en zone UL, mais en zone ULh ce qui lui permet d’implanter des commerces) !
Sur la forêt : Présentée ainsi, cette question est un faux problème et n’a d’ailleurs jamais été évoquée par le collectif : la forêt n’appartient pas à Clamart. La Mairie ne peut donc pas y toucher ! Par contre, plus inquiétantes sont les questions environnementales touchant le lien et la vue « ville-forêt », avec en particulier la perturbation sur l’écoulement des eaux souterraines engendrée par le décaissement de près de 70 000 m3 et la construction en pied de forêt d’un « barrage souterrain de 160 m de long sur 20 m de profondeur ». Quand on connaît les difficultés liées aux eaux souterraines déjà existantes dans les sous-sols des immeubles avoisinants, on ne peut qu’être inquiet sur cette question, sans parler des autres impacts écologiques induits notamment par la densification des activités et de la circulation sur ce quartier déjà surchargé…
Salle des fêtes : Là encore, cette question n’est pas un sujet et n’a d’ailleurs jamais été évoquée par notre collectif. Par contre, quid des gymnases et salle de sport existants construits depuis peu derrière les tribunes ? Comment leurs activités s’articuleront avec celles du complexe indoor ?
Sur la pelouse préservée : Là encore, le collectif n’a jamais douté de sa conservation. Mais qu’elle reste en libre accès, cela est donc un engagement ? Tant mieux ! Par contre, la question de la disparition de la piste de 400 m. et les difficultés induites sur le périmètre des activités d’athlétisme actuelles n’est en rien évoquée : L’athlétisme indoor ne remplace pas l’athlétisme extérieur. C’est une autre pratique et d’autres disciplines.
Pour tous les Clamartois qui voudront ou pourront payer leurs loisirs… ! Le mot miracle est lâché : « génération de recettes de fonctionnement ». Mais faire des recettes de fonctionnement n’est pas un but en soi ! On oublie que celles-ci deviennent surtout nécessaires en raison du coût prohibitif et de l’amortissement associé généré par la démesure du projet qu’il faudra effectivement financer ; et ce au détriment du budget de la Mairie qui sera alourdi et rigidifié sur des décennies par la contractualisation de PPP (PPP = Partenariat Public Privé) dont les retours d’expérience sont, c’est le moins que l’on puisse dire, peu attractifs et pénalisant sur le long terme pour les collectivités et les citoyens (voir dossier PPP du magazine Que choisir de juin 2016). Quant à la réalité des besoins qui justifierait l’ampleur de ce projet, aucune véritable information ! Par exemple, la question du parking n’est pas évoquée sur le fond. Entre les parkings déjà existants, Conservatoire, Mairie, Trosy et Desprez, le quartier Centre dispose de 750 places. Or le retour d’expérience montre que ce potentiel est actuellement sous exploité (diagnostic du PLU). Donc, dans le périmètre actuel des activités du quartier déjà très denses, la question de la nécessité d’un grand parking souterrain supplémentaire de 400 places se pose compte tenu de l’ampleur des travaux qu’il génère. D’autant plus que lors des grandes manifestations qui justifieraient peut-être un supplément de parking, la circulation est interdite dans le quartier pour des raisons de sécurité. Nous sommes donc, là encore, dans un processus d’ « autogénération » de besoins alimenté par la démesure du projet elle-même. Ajoutons que la question du stationnement dans le cadre d’une hypothèse d’accroissement d’activités devrait se poser à la lumière des fortes contraintes de circulation existantes dans la zone. En ce sens il aurait été grandement préférable de privilégier une zone de stationnement supplémentaire à l’extérieure de la zone d’activité en y incluant la future contrainte du terminal T10 prévu place du Garde. Où sont la vision d’ensemble et la cohérence des aménagements et travaux prévu dans le quartier ? Il est vrai qu’il ne reste plus beaucoup de terrain, compte tenu de l’ampleur du projet immobilier (celui-ci avec logements) prévu sur et autour des terrains de l’ancienne piscine… !
Ces affirmations partiales sous forme de citations dont on ne sait d’où elles sont tirées, sont dignes de publicités de mauvaise qualité qui font injures à l’intelligence des Clamartois. De nos discussions avec les différents clubs sportifs, il ressort des positions beaucoup plus nuancées : le rugby va devoir déménager 4 ans à La Plaine sans pouvoir accueillir de spectateurs. Les clubs d’athlétisme déplorent la destruction de la piste extérieure en raison des activités associées qui ne pourront être effectuées dans le cadre du stade indoor. Quant à La mutualisation du club house et la construction d’une salle de boxe, ainsi que la rénovation du terrain de rugby, besoins effectivement raisonnables, ils ne justifient certainement pas la démesure du projet. Tout cela peut très bien s’effectuer dans le cadre d’une simple rénovation du site actuel. De plus, l’insuffisance des installations d’athlétisme en Ile de France, si cela est vrai, est-ce le problème de Clamart ? celles de Clamart ont surtout besoin d’être simplement rénovées. En ces temps de rigueur, ajustons le projet au juste besoin de Clamart !

jeudi 23 juin 2016

l'eau en sous sol : Urgence!

Juste un exemple de ce qu'il se passe actuellement dans les maisons environnant le stade : l'eau remonte. Elle est rue Duffaut à 3 mètres en sous sol. Soit dans les fondations.Si l'écoulement et l'infiltration venaient à être perturbés, que se passerait-il? Urgence d'une étude hydrologique!

l'engagement citoyen et la décision politique

Dans le cadre de la vie de la cité chacun et chacune d'entre nous est concerné par les choix et les décisions prises par les élus (politique) en notre nom, et cela à plusieurs niveaux : pour l’aspect financier (financement public, fiscalité), du point de vue environnemental (quelle ville pour quel impact environnemental), économiquement (quels types de développement et quelles activités?), socialement (quels acteurs pour quels projets, quels publics ?)... L’éloignement progressif des citoyens des bureaux de vote à l’occasion des scrutins qui leur sont soumis est une préoccupation sérieuse : une de ses conséquences majeures est de quelque peu fausser la représentativité de ceux et celles qui n’ont pas souhaité s’exprimer. (Le désengagement politique que subissent les formes traditionnelles de participation (en gros les élections) est donc une préoccupation sérieuse). Mais il peut être compensé par d'autres engagements, parfois moins voyants et plus complexes. Les collectifs tels que le nôtre sont à cet égard porteurs de messages "politiques" : ils ne représentent pas simplement les habitants d'un quartier qu'ils voudraient éternel ou intouchable ; ils participent avec d'autres à une réflexion positive sur la cité. Ils ne sont pas uniquement un "rempart contre", mais aussi "une action vers" un projet urbain. Ils correspondent de plus en plus à une nouvelle forme de démocratie participative qui vient, c’est certain, bousculer les fonctionnements représentatifs institutionnels mais que les que l’on ne peut plus ignorer. Le fait que les défenseurs du projet Hunebelle aient recours à la signature de célébrités du monde sportif comme preuve de soutien montre bien le décalage entre ce projet et la réalité du terrain. Nous doutons d’ailleurs que Marie-José Pérec, par exemple, s’y intéresse personnellement et véritablement. Mais si c’était le cas, nous serions heureux de l’accueillir et de lui expliquer le caractère anti social et anti écologique du projet, qu'elle défend par le biais du comité de soutien lancé par la Fédération Française des Clubs Omnisports.

mercredi 8 juin 2016

Stades trop chers.

Depuis quelques semaines, Euro 2016 oblige, les infos sur le coût réel des stades financés à coups de PPP abondent. Lire Le Canard Enchaîné de cette semaine, par exemple ou celui du 25 mai dernier ... Pour ceux qui veulent un exemple de stade d'athlétisme refait pour un prix raisonnable le stade de la ville d'Arras est un bon cas d'étude.cf ici. Si nous nous opposons à ce projet c'est aussi parce qu'il est trop cher. L'idée n'est évidemment pas de s'opposer à la réfection de la piste, voire des tribunes... mais d'éviter que le trou Hunebelle ne devienne le gouffre des finances communales, le barrage Nasser de Clamart, le MMA ARENA des Hauts de seine (allusion au stade de la ville du Mans qui a coûté 80 millions d'argent public et ne sert à rien...) ou pire le Matmut Arena de l'Ile de France (Matmut Arena de Bordeaux : coût estimé 183 millions, coût réel 360 millions...)

Projet Hunebelle : des précisions.

Mercredi 1er juin s’est tenu la réunion du comité de pilotage du quartier centre. M. Eliot a présenté le projet Hunebelle. Partant d’un constat de l’utilisation du site il a été rappelé que le stade avait une vocation de « jardin public des familles » (je cite) en plus de son usage sportif. Cette vocation n’est pas remise en question par le projet, promet m. Eliot. La piste est dégradée. Elle date de 1983 : c’est bien normal qu’elle le soit. Des jeunes fréquentent les tribunes et détériorent à l’occasion le matériel. Le stade accueillant de nombreuses manifestations (Fête des Petits Pois, Forum des Associations, Concert) les dégradations sont amplifiées. Le projet vise à accueillir des manifestations sportives de plus grande ampleur, plus fréquentes aux normes compétitions. La municipalité veut faire de Hunebelle le seul stade d’athlétisme Indoor d’Ile de France (avec celui de l’INSEP). Il est prévu 4 niveaux souterrains : 2 pour les parkings (400 places au total), 1 pour le pôle loisir (bowling, billards, jeux vidéos, brasserie), 1 pour le pôle sportif (gymnase, salle de boxe et stade). La pratique de la boxe concerne environ 100 personnes à Clamart. Au total c’est un creusement d’une vingtaine de mètres qui est nécessaire, pour créer une dalle de + de 12000 m2 sur laquelle le nouveau stade (au même niveau que l’actuel) sera construit avec une nouvelle tribune dotée de loges et d’un restaurant. Le stade se veut mieux équipé pour accueillir davantage de rencontres. Le stade sera entouré d’un parcours sportif où les joggers pourront courir et les familles se promener. Comme le prévoit le PLU la bande d’inconstructibilité de 50 mètres sera respectée. Un coût estimé « à la louche » de 50 millions d’euros pour des travaux débutant en 2019 au mieux. Voilà ce qui nous a été dit. Plusieurs remarques s’imposent : Le décalage entre les besoins sportifs d’une ville comme Clamart et ce projet. On est bien dans une logique d’escalade visant à favoriser la compétition et l’élite et non le loisir sportif ou l’accueil des sportifs de la ville. Il s’agit bel et bien de vouloir faire de Clamart une capitale de sport dans la banlieue. Les besoins de l’athlétisme communal justifient-ils un tel investissement ? Non bien sûr. C’est cette logique d’escalade que nous contestons. On retrouve cette logique dans le volet « rugby » du propos. Si le stade ne sert que trop peu, ce n’est pas dû à une mauvaise qualité des tribunes, mais bel et bien du fait du niveau sportif du club de Clamart et à la structure de la compétition de Fédérale 2 ! D’où vient l’estimation d’un besoin de 400 places de parking ? (une fois et demi le parking de la mairie !) Nous estimons que : La piste est à rénover et cela aurait déjà dû être fait.. Une piste en tartan de 33 ans c'est évidemment trop vieux (durée de vie normale selon qualités : 10 à 25 ans). La dégradation de la piste n'est donc qu'un aspect de détail finalement : le coût d'un tel équipement est de moins de 800000 euros. (cf exemple d'Arras voir ICI, de Pouzauges en Vendée ICI, de Rochefort en Charente ICI...) Le projet est financièrement dangereux comme l’attestent les financements des stades de foot dont les coûts augmentent de manière exponentielle. Le projet est écologiquement destructeur et le barrage de béton prévu en sous-sol va s’accompagner de problèmes hydrologiques incontournables. Si le seul problème de la piste est d’éviter qu’elle ne soit foulée par des éléments destructeurs, il y a des moyens de faire autrement. Quant à la sécurité, à l’heure des caméras et de la police municipale, l’argument ne tient pas. Au contraire, l’afflux d’une population par le pôle loisirs ne manquera pas de faire augmenter une fréquentation incontrôlable. Les problèmes de circulation vont s’amplifier. Nous renvoyons à la rénovation du stade d’Arras (aire urbaine de 130 000 habitants (plus de deux fois Clamart, 3éme ville du département du Pas de Calais)) : rénovation entreprise l’an passé et qui pour moins d’un million d’euros refait l’ensemble des équipements d’athlétisme…

samedi 4 juin 2016

KM 1 concertation zéro...

Présence cet après midi à l'occasion de KM1, lancement des travaux du super métro.
Cela nous a permis de rappeler notre exigence de concertation, en association avec les collectifs gare, 3F, Ex-piscine.

Les risques à Clamart

Ça s'écroule... Le long de la voie ferrée, sentier de la borne sud. C'est sur Meudon mais c'est le hasard. Ça pourrait être à Clamart. Affaissement de terrain lié à l'eau. Voies menacées.
La nature se rappelle à nous. Comme, lorsqu'en juin 1961, 6 rues qui disparurent laissaient sur le terrain 16 morts... La fragilité du sous-sol local n'est pas une peur obscurantiste ou une vue de l'esprit. C'est une réalité. Lorsque l'on esquisse un projet de creusement de 20 mètres sous le stade Hunebelle,pour 4 niveaux souterrains, s'inquiéter n'est pas idiot... C'est juste se souvenir de qui nous sommes, et rappeler que si Clamart s'est implantée dans le quartier, c'est pour ses sources. Depuis, des carrières ont été creusées, développement urbain oblige... L'eau et les carrières ne font pas vraiment bon ménage. A chaque enquête publique (2009/2013) les commissaires rappellent via des recommandations, qu'une étude hydrogéologique de Clamart est nécessaire. Coûteux certes, mais indispensable. Il faut arrêter de traiter les problèmes les uns après les autres mais avoir une vue d'ensemble. En illustration, une remontée des eaux dans une cour d'immeuble rue de Meudon.
Sait-il seulement, le maire, qu'au bas du stade l'eau n'est qu'à 3 mètres sous la terre? On nous demande de faire confiance aux "spécialistes qui savent ce qu'ils font". Mais chacun sait que les rus souterrains sont présents à Clamart. Nous demandons la réalisation d'une telle enquête, exhaustive, et qui aboutisse à des contraintes réelles en terme d'aménagement.

mercredi 18 mai 2016

25 000 fois 400

Un chiffre : 25000. C'est le prix moyen d'une place de parking souterrain pour un véhicule particulier... Un autre chiffre : 400 : c'est le nombre de places prévus sous le stade Hunebelle. Sur deux niveaux, avec au moins un niveau plus haut pouvant accueillir des véhicules types autocars et logistiques : donc plus cher. Un troisième chiffre : 10 000 000. Dix millions. D'euros. Le prix minimal du parking prévu.

Rencontre avec le commissaire enquêteur

Nous avons rencontré ce matin le commissaire enquêteur. Nous avons pu lui déposer nos arguments et le sensibiliser en particulier à 2 aspects : 1/ la lettre de mission au programmiste qui détaille le projet ainsi que la fameuse note p11 sur "la parcelle à libérer pour un projet immobilier". 2/ Les risques hydrogéologiques sur la zone. Nous lui avons remis le texte suivant : "Le 18 mai 2016 Remarques émises au nom du « collectif Hunebelle » 1/ Présentation du collectif et de son action. Le collectif de citoyens et riverains « StopHunebelle » est né à la parution de la lettre de mission municipale à destination d’un programmiste dans le cadre d’un appel d’offres. Cette lettre détaille un projet sur le stade qui nous a fait réagir. Le site Hunebelle est en effet à la lecture des projets municipaux clairement menacé. Le collectif s’est immédiatement rapproché d’associations antérieures au projet et qui ont vocation à défendre l’environnement clamartois et le cadre de vie tout en ayant l’expérience et l’expertise nécessaires. C’est ainsi que nous sommes en contact étroit avec l’association « Vivre à Clamart »et avec « l’association des riverains du quartier Duffaut-Meudon ». Le collectif rassemble aujourd’hui, après un mois et demi d’existence, environ 40 membres. Nous avons lancé une pétition (près de 400 signataires à ce jour) et distribué près de 2000 tracts. Le site du collectif totalise en 1 mois et demi plus de 4300 visites. 2/ Objectifs du collectif. Notre objectif majeur est d’empêcher le passage en zone ULh en dénonçant la dénaturation du site, les risques liés au projet qui sont de plusieurs ordres. En effet, nous souhaitons le maintien d’un espace ouvert sur la forêt, véritable poumon vert en centre-ville. Ce lieu est doté d’un fort sentiment d’attachement de la part de générations de Clamartois. 3/ Les menaces qui pèsent sur le site. C’est un site aujourd’hui menacé par les projets municipaux et par son nouveau statut, dans le zonage prévu. Le passage de la zone UL en zone ULh est pour le stade Hunebelle synonyme de dénaturation et de risques multiples. En zone ULh les règles d’urbanisme, sont bien moins contraignantes qu’en UL et menacent la biodiversité sur le site, la présence d’arbres remarquables (bien que non notés sur le plan des sites et cônes de vues à préserver); L’absence de toute règle environnementale, de toute prescription quant à l’infiltration des eaux et de tout maxima d’occupation des sols ne laisse pas d’inquiéter (cf. articles UL9, 13, 14) Il faut a minima avant toute construction nouvelle sur ce site et en particulier en sous-sol une étude sérieuse des risques hydrogéologiques. L’eau est toute proche et des incidents en aval du stade sont à déplorer. Ne pas prendre en compte de tels risques est irresponsable. On observe des contradictions flagrantes entre le diagnostic et les prescriptions du PLU arrêté en ULh. Alors que le diagnostic annonce l’importance de préserver la proximité des espaces boisés, on détruit la vue ville-forêt (cf. Articles UL6 et 7). Alors qu’on annonce la nécessaire protection de la biodiversité, on supprime toute règle concernant ce point (Article UL 11). Alors qu’on établit le risque d’écoulement, on artificialise les sols encore plus dans la zone dangereuse ! De ce point de vue, le parking prévu en sous-sol, -400 places !-, est surdimensionné au regard des risques hydrologiques. (cf. article UL 12) Alors qu’on prétend favoriser les énergies renouvelables, rien n’est prescrit sur ce point en ULh. (cf. Article UL 15) On observe qu’en ULh rien n’est prescrit non plus pour le maintien des espaces en pleine terre, ni en terme d’obligation d’espace verts. (cf. article UL 13) C’est comme si la zone ULh échappait aux prescriptions que le PLU prétend favoriser ! Or, Hunebelle est en lisière d’une zone à intérêt écologique maximal (Etat initial de l’environnement p68). Enfin, l’implantation de commerces et d’équipements de loisirs dénature l’usage et l’identité d’un site voué aux équipements sportifs municipaux, ouvert librement au public (article UL 2) 4/ Nos demandes : Maintien de la parcelle du stade Hunebelle en zone UL. Enquête générale hydrogéologique à réaliser et à intégrer dans le PLU. Maintien d’une vue ville-forêt. Aucune autre nouvelle construction hors équipement sportif municipal."

mardi 10 mai 2016

Participations enquête publique.

Les premiers textes de l'enquête publique. "Monsieur le Commissaire, Habitante de la rue Duffaut depuis plus de 50 ans, je suis le témoin des nombreuses transformations vécues par le quartier du centre-ville, et des problèmes ou avancées qu’elles ont générés. A ce titre je suis très inquiète et m’interroge fortement sur l’utilité publique des projets de Mr Le Maire pour le devenir du stade Hunebelle situé en amont de la rue Duffaut. En effet, le stade Hunebelle est nouvellement classé en ULh, avec l’objectif de réaliser en sous-sol un parking important, des activités commerciales, une nouvelle salle de sport, etc… Or, le diagnostic territorial nous expose : - Une sur-concentration des équipements touristiques, culturels et sportifs sur le centre-ville, au détriment des quartiers comme Percy-Schneider par exemple, - Une sur-concentration des commerces sur le centre-ville, - Une sur-concentration des parkings publics sur le centre-ville, 745 places proposées (Trosy, Desprez, Marie Curie, conservatoire) pour 160 seulement partout ailleurs. Le diagnostic territorial préconise à juste titre une meilleure répartition pour ces 3 points. Je suis témoin des problèmes générés par ce déséquilibre, une forte circulation et des embouteillages quotidiens dans le quartier centre, et dans d’autres quartiers une impossibilité à trouver sur place les commerces et équipements nécessaires. Je suis très inquiète surtout pour la gestion de cette parcelle du point de vue des eaux souterraines et déferlantes. Lors de la construction de simple parkings souterrains dans des immeubles en amont de ma rue ( rue de Meudon) les infiltrations d’eau ont nécessité de pomper l’eau dans le parking concerné. En cas d’imperméabilisation efficace du sous-sol, toutes les habitations en aval ont subi des dégradations importantes, voire des inondations de caves lors des fortes pluies. Mais en zone ULh, on peut se soustraire à toute obligation de prise en compte du ru existant et du déferlement des eaux de surface. De plus, aucune obligation n’est faite pour les plantations et traitement des espaces minéraux (UL13), ce qui va aggraver le déferlement des eaux vers les parcelles en contre-bas. Enfin, le stade Hunebelle est un site remarquable, situé en lisière de forêt, bien entretenu et très vert. Il présente une très bonne accessibilité pour le plus grand bénéfice de tous : enfants, sportifs et personnes âgées qui viennent y marcher ou jouer à la pétanque. Le partenariat public-privé généré par ce projet disproportionné entraînera nécessairement la privatisation de cet espace, où est l’utilité publique ? En espérant que vous pourrez prendre en considération les inquiétudes légitimes des habitants de ce quartier, et demander le changement de zonage du stade Hunebelle, recevez, Monsieur le Commissaire Enquêteur, l’expression de ma considération respectueuse." "Je suis totalement opposé au changement de zonage concernant le stade Hunebelle actuellement en zone UL. La création de la zone ULh dédiée au seul stade Hunebelle vise à modifier complètement la nature de ce site remarquable. Aujourd’hui, cœur vert du centre-ville il va être affecté considérablement par les nouvelles dispositions applicables à la zone créée. Je souhaite par conséquent que la parcelle Hunebelle reste en zone UL. En effet : - Les dispositions permettant la construction des équipements dédiés au commerce, au tourisme, ainsi que les constructions dites « d’intérêt général » transforment complètement la nature même du lieu. - Les articles UL6 et 7 prévoient des possibilités de constructions à 2.5 m de la limite des voies ce qui met en péril la vue Ville-forêt, atout particulier de la commune de Clamart. - L’article UL 11 ne prévoit rien en ce qui concerne la protection d’un site pourtant remarquable (présence d’arbres remarquables). - L’article UL 12 prévoit des possibilités de stationnement qui dépassent largement les besoins réels du site. - L’article UL 13 ne prévoit aucune règle de protection de l’environnement alors même que ce site constitue un espace vert majeur. - L’article UL 14 n’impose aucune règle d’occupation maximale des sols ce qui est inacceptable s’agissant de ce site. L’écoulement des eaux est problématique au pied de la forêt. Des exemples récents d’inondation sur le quartier montrent à quel point cette question des écoulements est centrale à Clamart. Des études récentes à l’occasion de travaux privés rue Duffaut ont montré que l’eau est parfois à 3 mètres de profondeur. Ne rien prévoir à ce sujet est dangereux. - L’article UL 15 qui ne prévoit aucune règle de performance énergétique est également inacceptable, s’agissant d’un PLU adopté après la COP21." "Je déclare être totalement défavorable au projet de révision du PLU, qui va entraîner une densification excessive et une dégradation de la qualité de vie, tout en livrant Clamart à la voracité des promoteurs et spéculateurs immobiliers. En particulier, je m’oppose au projet pharaonique (activités commerciales, parking,…) prévu pour le stade Hunebelle, et demande son maintien en zone UL. Je m’oppose également à la folie qui consiste à détruire les logements de l’immobilière 3F qui viennent juste d’être rénovés, et doivent rester en zone UC. Je suis également contre l’énorme projet de la Gare, qui va rendre le quartier invivable. Je demande le maintien des règles d’emprise au sol partout où le nouveau PLU prévoit de les supprimer dans le but de densifier au maximum. Cette densification va casser le caractère pavillonnaire de Clamart, accroître la surpopulation, augmenter les difficultés de circulation automobile, et ainsi dégrader la qualité de vie des riverains. Ces énormes projets vont induire au moins 5 ans de travaux gigantesques, qui vont nous gâcher la vie, sans parler de l’augmentation prévisible de nos taxes d’habitation, tant le coût global sera élevé. Alors que les budgets des finances publiques (à tous les étages) sont sous pression, et qu’il faut rechercher les économies et la modération, ces projets démesurés, uniquement destinés à favoriser le lobby des promoteurs immobiliers, ne sont pas raisonnables. Ils risquent de faire partie de la liste des « Grands projets inutiles et nuisibles », dénoncés par de plus en plus d’opposants, quelquefois violemment. Je demande donc le retrait pur et simple du projet de révision du PLU et des 3 méga-projets mentionnés."